En route vers le grand Nord
Vélo, ferry, vélo, ferry, …
En plus du saumon, la Norvège est bien souvent associée au mot « fjords ». Il faut savoir que les norvégiens ne prononcent pas le « d ». Ils se sont gentiment moqués de nous la première fois. Maintenant, pour tenter de se la jouer « local », on prononce « fiooor ». Remarquez notre incroyable faculté d’adaptation.
Mais qu’est-ce que c’est, au juste, que ces « fiooors » ? Selon le petit Larousse :
« Le fjord est une indentation profonde du rivage souvent ramifiée, étroite et bordée de falaises élevées, résultant de l’envahissement récent d’une auge glaciaire. »
En gros, un long et étroit bras de mer qui s’enfonce dans les terres. En Norvège, il y en a moultes, mais on en trouve aussi en Islande, au Canada, en Alaska, en Nouvelle-Zélande… Bref, dans des endroits où il fait un peu frisquet en hiver.
Maintenant qu’on a expliqué les fjords, parlons du côté déchiqueté de la côte norvégienne. Par exemple, prenons la région au nord de Jøa (le point rouge sur la carte) :
Pour poursuivre vers les hautes latitudes, les norvégiens ont prévu une longue piste cyclable qui part du sud de la Norvège et remonte toute la côte jusqu’à la pointe nord. Que ce soit pour les voitures ou les vélos, suivre une route côtière aussi alambiquée serait tellement long qu’ils ont mis en place tout un système de ferries. Nous avons dû tenir compte de ce nouvel élément dans l’élaboration de nos étapes. Ils ont chacun leurs horaires propres et parfois, il n’y en a que quelques-uns par semaine ! Pas simple lorsque nous devions en enchainer plusieurs dans la journée, mais ça s’est généralement plutôt bien goupillé. Et la « zone de détente » des bateaux permet de faire une petite pause au chaud, appréciable entre deux pédalages.
Les aléas climatiques
Jusqu’à la fin avril, nous avons eu la chance incroyable de passer entre les gouttes. La météo annonçait souvent des averses ou des jours de pluie, mais la plupart du temps, on les voyait passer au loin. Bon, parfois, il fallait bien que ça nous tombe dessus. Mais plus d’un fois, le temps de s’abriter pour enfiler notre panoplie « water-plouf », et c’était déjà terminé.
Les flashs tricolores
Nous n’avons quasiment jamais croisé de feux tricolores hors des villes. Ceux des photos ci-dessous méritent qu’on s’y attardent. Ils sont prévus pour de réguler la circulation pour passer sur un pont assez étroit. Jusqu’ici tout va bien. Mais les trois photos ont été prises à quelques secondes d’intervalles, et nous aurions pu continuer comme ça longtemps. Impossible de passer au vert : le temps de traverser le pont, c’était déjà repassé trois fois au rouge…














