Up and down

12%

Les 200 kilomètres qui séparent Sosnovka de Toktogul serpente dans une zone montagneuse de toute beauté. Les pentes sont parfois raides, mais ils ont fait ça bien, car la route est parsemée de panneaux de signalisation indiquant le pourcentage de la côte à venir.

 

Il se trouve que parmi la flopée d’outils électroniques de geek qu’on transporte, l’un d’entre eux nous permet justement de connaître précisément l’inclinaison des pentes. Le premier panneau indique 12%. Aïe ! Ce n’était pas au programme, ça !! Une fois la côte grimpé, ça n’avait pas dépassé les 6% prévus. Quelques kilomètres plus loin, un autre panneau affiche à nouveau 12%. Même topo : le plus fort de la grimpette n’a pas dépassé les 8%. A l’inverse, il nous est arrivé de galérer dans un côte à 15% sur quelques centaines de mètres. Et devinez ce qui était indiqué fièrement sur le panneau tout en bas ?

Seule explication : ils ont eu un tarif de groupe sur les panneaux « 12% » et en ont planté un peu partout… Le plus drôle, c’est que la seule fois où la pente était réellement à 12%, nous n’avons vu aucun panneau…

 

 

La traversée du tunnel

Le col de Tör-Ashuu culmine à 3190m. Une fois là-haut, un tunnel permet de passer sous la montagne en évitant une longue et difficile ascension. Mais c’est une étroite traversée de 2,5km, mal éclairée et absolument pas ventilée. C’est particulièrement dangereux pour les cyclistes, car le passage de quelques camions suffit à rendre l’atmosphère irrespirable. La meilleure stratégie consiste de faire du stop, en espérant ne pas attendre trop longtemps qu’une bonne âme accepte de nous aider. Sachant qu’à ce moment là, nous avions la compagnie d’un autre cyclo, ce qui faisait trois personnes, trois vélos et toute une panoplie de sacoches.

 

 

A moins de 5km du col, un étrange véhicule peint en vert clair s’est mis sur le bas côté pour s’arrêter à quelques mètres devant nous, sorte de croisement entre un camion militaire russe et une caravane. Un couple d’allemands en vadrouille autour du monde en est sorti pour s’assurer que tout se passait comme on voulait, et nous offrir de l’eau et des chocolats pour nous donner des forces. Après quelques minutes à discuter, ils nous proposaient de nous prendre en stop pour nous aider à franchir le tunnel. Sans hésiter, on a accepté l’invitation avec grand plaisir ! Mais on s’est vite aperçu du casse-tête que c’était de caser tout notre fatras. J’ai préféré m’assurer qu’il ne nous avait pas proposé ça juste par politesse, mais non. Il était même content ! Ils se font un devoir de s’arrêter dès qu’ils croisent un cycliste pour s’assurer que tout va bien, mais nous sommes les premiers à accepter de se faire prendre en stop, la plupart tenant absolument à pédaler chaque kilomètre.

Mais pour nous, il n’y a aucune honte à accepter de l’aide lorsqu’elle s’offre à nous ! Ils nous ont déposé à la sortie du tunnel, et nous n’avions plus qu’à profiter d’une magnifique descente de 15 kilomètres !!!

 

  1 Comment

  1. Gaelle, Jérôme & Cie   •  

    Coucou à tous les deux !
    Merci de mettre pleins de messages c’est génial ! J’adore commencer ma journée de boulot en allant sur Katoutcho voir les dernières nouveautés.

    Gros bisous à tous les deux !!
    Jérôme

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