Parlons peu, parlons cul.

Le mal de fesse

La petite infos pratico-matérielle de la semaine. Parmi les interrogations fréquentes, il y a bien sûr la question du mal de fesse. Rester 4 à 5 heures assis sur une selle de vélo, ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable. Comment avons-nous traité ce problème qui peut rapidement devenir invivable ?

Le choix de la selle

Pour la plupart des pièces du vélo, nous avons choisi simple et efficace, afin de trouver facilement des pièces de rechange n’importe où dans le monde, ou en tout cas pouvoir réparer sans trop de problèmes. Mais pour les selles, là on n’a pas lésiné. C’est une des seules pièces du vélo où on s’est fait plaisir, parce que s’occuper de ses fesses, c’est important.

Le nombre de modèles différents qui peuvent équiper un vélo est délirant : synthétique, avec ou sans gel, fine, large, systèmes d’amortis, de ressorts, d’aérations, découpe périnéale, etc. Beaucoup de voyageurs au long court partent avec une selle en cuir, bien souvent de la marque anglaise Brooks. L’idée est que ça prend du temps en « rodage », mais une fois qu’elle s’est faite au fessier de son propriétaire, c’est censé être le confort absolu. Ça c’est la théorie lue sur internet. Pourtant, le seul retour que nous avons eu de la part d’une personne qui avait testé la célèbre B17 en long voyage n’était pas très concluant : le soit disant rodage avait pris tellement de temps (il nous parlait de 5000km !!) que c’était un véritable enfer au quotidien.

Ce qu’on a retenu de nos recherches, et qui s’applique à beaucoup de choses, c’est qu’il n’y a pas de solution miracle qui conviendrait à tout le monde : à chacun son ressenti sur la selle.

Marie Blanque & Aspin

Notre choix s’est porté sur des selles de fabrication française, chez Gilles Berthoud :

la Marie Blanque pour Emilie…
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…et la Aspin pour moi
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Ce n’est pas flagrand sur les photos, mais elles n’ont pas du tout la même forme, parce qu’adaptées aux morphologies féminines et masculines. C’est du cuir très épais, censé être pré-rodé à la main, pour être confortable dès les premiers coups de pédales. Pourtant, elles paraissaient dures comme du bois, quand on les a installé sur les vélos quelques jours avant le départ… Quand Fred, notre vélociste, a vu que nous ne les avions pas « faites » pendant quelques centaines de kilomètres avant, il nous a pris pour des dingues. Surtout lorsqu’on lui a dit que nous partions sans « peau de chamois ».

Bilan après 700km

On n’est pas là pour faire de la pub, nous ne connaissons pas Gilles Berthoud, et nous n’avons aucun avantage à vous raconter des salades : rappelez-vous que ce qui s’applique à nos fesses à de grandes chances de ne pas s’appliquer aux votres. Mais le fait est que jusque-ici, à part les 5 premières minutes de la journée le temps de chauffer la machine, le mal de fesses est le cadet de nos soucis.

Alors attention : il ne faut pas croire que tout se passe comme dans un fauteuil. Dans les descentes, ça fait du bien de se relever un peu. Et depuis quelques jours, nous avons des petites « cales » qui apparaissent : notre cuir se tanne ! (Désolé, vous n’aurez pas de photos…).
D’ailleurs, celui des selles aussi se tanne : il commence déjà à s’assouplir un peu. Normalement, encore quelques centaines de kilomètres et là, nous serons vraiment comme dans un fauteuil, moulé « à notre image » !

Et les peaux de chamois ?

Beaucoup ne jurent que par le cuissard rembourré, autrement appelé la « peau de chamois ». Étrangement, Emilie comme moi, nous préférons rouler sans. L’impression de porter une couche-culotte n’est déjà pas agréable, mais nous avons beaucoup de mal à le supporter une fois sur le vélo. Bon, tout le monde avait l’air d’accord pour nous dire d’en emporter un chacun dans nos sacoches, au cas où. C’est pas pour le poids, dans le doute…

  7 Commentaires

  1. guy boudouin   •  

    Content de voir que vous etes deja chez Karin a Bruxelles …je suis de pres votre itineraire…ca fait fait rever..;on est de tout coeur avec vous …Bon courage et bonne route Bises…Guy Anne Marie

  2. Flora   •  

    Je souhaite à vos royals postérieur le confort qu’ils méritent. Je vous aime fort. Plein de bisous

  3. Erwan   •  

    Merci pour cette article, j’avoue c’était ma principale inquiétude quand j’ai vu vos selles le jour du départ.
    Je parle bien sur des selles de vélo, en l’écrivant je me suis dit que c’etait bizarre comme phrase, en effet ca aurait été bizarre que vous nous montriez vos selles juste avant de partir. :-p

    Le commentaire précédente de Gaëlle, guillaume et Nora et marrant aussi « Bises ensoleillées du Cellier », un instant j’ai cru que selle s’écrivait avec un C et que c’etait votre fournisseur en selle qui passait la bise. 🙂

    Bref bonne route

  4. Commentaires Aie la Selle   •  

    Ah ben ouais vous vous cassez le cul. Et moulé en plus !
    Alors comme cela…….votre petit cul est moulé. Et vous vous astiquez la fesse…Marie Blanque…Aspin
    Heureux de l’apprendre. Mais c’est la moindre des choses non ?
    Moulé pour l’aventure, il doit l’être votre petit cul sinon c’est plus l’aventure non ?
    Et heureusement que les cales ne comptent pas pour la devinette 1 sinon il faudrait ajouter 200 grammes par jour minimum.
    Signé : QQ

  5. marie   •  

    Ok pour le cul mais les parties plus sensibles ?

  6. Irina   •  

    Salut, Romain et Emilie! Je suis la soeur de Lena, de la femme de Stephane Walter. J habite la Russie, pres de Ekaterinbourg. Bienvenue en Russie! Je suis heureuse de vous aider et de vous accueillir . Du courage et des forces !!!

  7. Gaëlle, Guillaume et Nora   •  

    Nous ne pouvons que souhaiter à vos culs une belle et longue route !
    Bises ensoleillées du Cellier.

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