La vodka, ça guérit tout

Le remède miracle

Pour l’anecdote, plusieurs fois, nous avons entendu des russes nous dire que la vodka, ça guérit de tout. Tu as mal à la gorge : prend un petit verre de vodka. Tu as mal au ventre : t’inquiète, avale ça cul-sec, ça ira mieux. Lorsque j’étais au plus mal avec mon estomac qui refusait de fonctionner, plusieurs fois ils m’ont proposé un petit verre de gnôle. Nous le prenions sur le ton de la rigolade, mais on s’est vite rendu compte que ce n’était pas une blague : ceux qui nous disait ça étaient vraiment persuadés que la vodka a des vertus insoupçonnées.

 
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De la vodka au petit-déjeuner ?

Nous avons déjà fait le point sur le cliché n°4 sur l’état des routes (ici). Parlons un peu maintenant de la boisson nationale.

Petit rappel :

Cliché n°1 : Il est plus ou moins communément admis que la Russie serait peuplée d’alcooliques. Du lever du jour jusqu’au bout de la nuit, la boisson nationale coulerait à flot. Et surtout, il serait très impoli de refuser. Allons-nous devoir apprendre à pédaler beurrés ?

 

Notre premier verre de vodka, nous l’avons bu lors d’une petite fête de village célébrant les danses folkloriques oudmourtes. C’était presque un mois après notre arrivée en Russie, et elle était coupé à l’eau !

 


 

Avant ça, nous n’avons pas eu ne serait-ce qu’une seule occasion de goûter à la boisson nationale. Du vin ou de la bière, oui, mais de la vodka, niet. Autant dire que la légende du papy russe qui nous attend au petit matin au détour d’un virage pour nous forcer à avaler sa gnôle ne s’est pas vérifiée pour nous.

 

Tout schuss !

La plupart de nos hôtes n’ont pas bu une seule goutte d’alcool pendant que nous étions là. Ceci étant dit, pour terminer de brosser le tableau, il faut bien avouer que quand ils s’y mettent, les russes ont une descente phénoménale. Lorsqu’une bouteille de vodka est entamée, il faut la boire, au cas où ça s’évapore. Nous avons assisté à quelques situations croustillantes, qui nous font penser que rivaliser avec un russe dans une soirée arrosée n’est pas une mince affaire. Prenons l’exemple d’une halte camping à l’arrière d’un repère de routiers, où nous comptions faire du camion-stop pour cause de mal au genou. La veille au soir, ils s’étaient mis une mine tellement monumentale que la plupart ne sont repartis que dans l’après-midi, après s’être remis de leur gueule de bois.

Sur la fin du périple russe, nous avons eu quelques autres occasion de boire de la vodka. Nous avons rarement refusé, mais jamais on ne nous a forcé la main lorsqu’on déclinait poliment l’invitation. Il suffit de donner une raison valable, et la nôtre était toute trouvée : le lendemain, il fallait remonter sur le vélo.

Quoiqu’il en soit, le cliché n°1 ne s’est absolument pas vérifié pour nous.

  4 Commentaires

  1. soeurette   •  

    J’ai testé : le rhum ça fait tout pareil !!

  2. sophie   •  

    Heu…….. une question pratique s’il vous plait……tout le monde au village boit dans la même tasse cette vodka magnifique?
    Sinon, elles ont de superbes tabliers brodés les danseuses!
    Bref, vive l’Asie ;o)
    Love mum

    • Romain   •  

      Oui, mais c’est pas grave, puisque ça guérit tout, qu’on te dit !

      • sophie   •  

        mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr……………… heurckkkkkk

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