De vrais dromadaires !

La gestion de l’eau

Nous continuons notre petit tour d’horizon du contenu de nos sacoches. Cette fois, c’est pour vous parler de la gestion de l’eau durant notre voyage. Sur le papier, on sait qu’une mauvaise hydratation peut avoir plein d’effet pas très agréables : augmenter la fatigue physique, entrainer des maux de tête, favoriser l’apparition des tendinites… Rien que ça. Pour avoir déjà expérimenté les trois, nous savons maintenant que ce n’est pas que de la théorie. Il vaut clairement mieux prévenir que guérir, donc nous tentons de boire beaucoup, avant même d’avoir soif. Notre objectif est une consommation de deux à trois litres d’eau par jour minimum. En cas de très grosse chaleur, ça peut même monter facilement à plus de 5 litres chacun !

Nous partons chaque matin avec 4 litres d’eau minimum, réparti dans trois bouteilles d’eau classiques : deux sur le vélo d’Emilie et une sur le mien. A ce rythme là, si nous devions nous fournir uniquement en eau minérale, ça aurait représenté quelque chose comme 3000 bouteilles sur l’ensemble du voyage. Quand on voit comment sont gérés les déchets dans beaucoup de pays traversés… Pour faire du bien à la fois à notre porte monnaie et à mère nature, nous essayons dans la mesure du possible de nous débrouiller un maximum avec les moyens du bord. Nous remplissons nos bouteilles avec l’eau qu’on peut trouver autour de nous, et nous tentons de les changer le moins souvent possible (mais avant que des organismes verdâtres commencent à pousser au fond…).

Heureusement, nos sacoches contiennent quelques gadgets bien pratiques pour éviter tout ça !

 

Les vaches à eau

L’eau stockée sur les portes-bouteilles de nos vélos nous permettent à peine de tenir une journée. Si nous passons la nuit en bivouac, c’est clairement trop juste. Nous avons prévu le coup en investissant dans deux « vaches à eau » : une de 10 litres et une de 4 litres. Dans les zones désertiques, nous pouvons transporter facilement jusqu’à 18 litres d’eau avec nous (vaches + bouteilles).
Nous allons très rarement jusque-là parce que mine de rien, ça fait autant de kilos en plus à transporter… Mais la petite vache nous sert souvent pour la cuisine, la vaisselle et la toilette.

– 4 litres : 22€ (125g)
– 10 litres : 29€ (142g)

Purifier l’eau

Boire l’eau du robinet, ça reste de la science fiction dans beaucoup de pays. Notre mission quotidienne, c’est de trouver de l’eau buvable. A moins de vouloir choper toute une tripotée de petits compagnons intestinaux et passer quelques moments de solitude accroupis au fond des bois, il nous fallait des solutions pour rendre une eau d’origine suspecte à peu près buvable. Pas question de vous écrire une thèse sur le sujet, il y a des tonnes de sites internet qui listent les avantages et inconvénients de la multitude de systèmes existants. On va juste vous parler des quelques méthodes que nous pratiquons au quotidien.

 

L’ébullition

C’est tout bête, mais faire bouillir l’eau est la méthode utilisée par la majorité des populations qui n’ont pas accès à l’eau potable et pas les moyens de s’acheter de l’eau en bouteille. Pour cuisiner, c’est simple et efficace. Mais pour obtenir des litres d’eau à boire… ce n’est pas très pratique. Par exemple, je ne sais pas si vous avez déjà tenté de remplir une bouteille de Volvic avec de l’eau bouillante… C’est pas beau à voir (et pas bon à boire).

Un détail intéressant : plus on monte en altitude et plus la température d’ébullition baisse. Par exemple, à 3000m, l’eau bout à 90°C. A 4500m, c’est dès 85°C ! En voyage itinérant, c’est important à savoir, car ça veut dire que pour tuer toutes les vilaines bactéries, plus on est en altitude, et plus il faut faire bouillir longtemps. De 2 minutes au niveau de la mer, ça passe à 30mn sur les plateaux tibétains !

 

Le traitement chimique

Dans notre trousse à pharmacie, nous avons une boîte de pastilles de « micropur ». L’eau traitée avec ces petits comprimés est buvable, mais ça lui donne un goût de chlore très prononcé. Ça nous paraît important d’en avoir en cas de besoin, mais pas question d’ingurgiter des litres d’eau traitée chimiquement pendant des mois. Nous les utilisons principalement en dépannage ou pour désinfecter les vaches à eau de temps en temps. Pour le quotidien, il nous fallait un système plus adapté à une utilisation intensive.

– 100 pastilles de Micropur Forte : 19€ (23g)

 

Le filtre à eau

Pour boire des litres d’eau tous les jours, venant d’à peu près n’importe quelle source et sans choper une méga gastro, nous sommes parti avec un système de filtration « mécanique ». Nous l’utilisons dès que nous avons un doute sur la qualité de l’eau et que nous ne pouvons pas la faire bouillir. Ce petit gadget coûte bonbon et pèse son poids, mais ça nous a semblé être la meilleure option. Nous avons choisi le « Combi » (Katadyn) qui combine un filtre céramique pour nettoyer l’eau de ses impuretés, bactéries, etc. et un filtre en charbon actif pour retenir les produits chimiques et améliorer le goût. Avec ça, nous pouvons boire à peu près n’importe quelle eau, qu’elle sorte du robinet ou d’un ruisseau. En théorie, ça fonctionne même si elle est boueuse ou stagnante.

Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d’un modèle un peu moins performant, mais plus léger et moins cher. Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour nous éviter une bonne tourista… !

Katadyn Combi : 189€ (780g)

 


 

 

Dromadaires

Notre record de litres d’eau transportés à ce jour est de 22 litres !! En prévision de chaleurs infernales, de difficultés d’approvisionnement et de plusieurs nuits de camping à venir, nous avions rempli nos bourriches et nos bouteilles à ras-bord. Mais cette journée-là, toutes les personnes rencontrées s’étaient donnés le mot pour nous offrir un approvisionnement en eau… Nous ne savions même plus où stocker tout ça !!

Autant dire que ce jour-là, nous n’avons pas manqué…

  2 Commentaires

  1. Marlène et Vincent   •  

    Salut 🙂
    Une petite question concernant vos vaches à eau. Que diriez-vous des tailles choisies avec le recul ? Nous pensions au départ en prendre deux de 4litres chacune… Mais peut-être cela fait-il trop juste ?
    Bonne virée en Italie 😉

  2. Sophie   •  

    Ah oui cela existe vraiment les risques intestinaux………. (joke) Bref soignez vous bien et courage! Chacun son chemin pour recouvrer la santé. love mum.

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