La fête est finie !

The last ride

En arrivant dans l’Oblast d’Amour (du nom du fleuve qui le traverse), nous avons quitté la Sibérie pour passer dans l’Extrême Orient russe. Nous avons enfourché nos montures à Belogorsk au petit matin, la fleur au guidon, bien décidés à avaler cette dernière portion de Russie en quelques bouchées. La suite, le genou en vrac, le rapatriement à Khabarovsk, nous l’avons déjà raconté dans cet article. Mais ça manquait un peu d’illustrations.

 


 

Nous ne pouvions pas continuer avec un genou en vrac, alors on en a profité pour tenter de nouvelles expériences. Après le bus et le train, nous avons tenté de diversifier les moyens de transports jusqu’à la ville la plus proche.

 


 

La côte est

La suite, vous la connaissez : quelques examens ont permis de nous confirmer qu’Emilie s’était fait une belle tendinite au genou gauche, nécessitant deux à trois semaines de repos. Nous n’allions pas rester à enfiler des perles en attendant la fin de notre visa, nous avons donc pris un bus de nuit en direction de Vanino. Le train aurait été une autre possibilité… mais on avait déjà donné, le bus c’est quand même largement plus simple.

 


 

Le route était dans un état lamentable. Dans la nuit, l’un de nos deux « pilotes » n’a pas su éviter un sérieux nid de poule. Le choc fut si violent qu’une vitre latérale s’est fissurée. Une des passagères étaient recouverte d’éclats de verres. Pas une excuse de la part des conducteurs. Pas une remarque de la part des passagers, ni même de la « victime » qui s’en est sorti sans une égratignure et a simplement changé de place. Une vingtaine de minutes plus tard, le temps d’appliquer quelques bouts de scotchs sur la vitre cassée, nous étions à nouveau à pleine allure sur les pistes menant vers notre destination. Malgré ce petit incident, nous sommes arrivés avec 30mn d’avance sur l’heure prévue. Nous sentions notre bus King Size littéralement déraper dans les virages. Une nuit blanche au court de laquelle nous aurons parcouru les 550km derniers kilomètres qui nous séparaient de la mer du Japon.

 

Cliché n°8 – A l’est de la Russie : attention danger !

Camper dans la nature, c’est complètement inconscient. Les ours, les tigres, et les serpents qui n’ont qu’une seule idée en tête : bouffer du cycliste français. L’est de la Russie est un territoire hostile, incompatible avec l’activité vélocipédique.

Avec cette seule étape à vélo de 128km, on ne peut pas dire que nous avons beaucoup pédalé dans ces contrées reculées. Nous n’y avons campé qu’une seule fois. Avant d’arriver là, beaucoup de russes nous ont alerté sur l’immensité de la région et son côté sauvage. Le faire à vélo leur paraissait complètement dingue. D’un autre côté, la plupart des gens trouvent dingue ce qu’ils ne s’imaginent pas être capable de faire eux-même. Bien préparés, à la bonne époque de l’année et avec suffisamment d’eau et de nourriture, il n’y a aucune raison valable pour que cette partie de la Russie soit plus dangereuse qu’ailleurs.

  2 Commentaires

  1. Gaelle, Jérôme & Cie   •  

    Hello les aminches,

    Le décalage entre l’endroit où vous vous trouvez dans le sujet de l’article, le moment où vous écrivez les articles, le moment où vous les publiez, l’endroit où vous êtes au moment de leur publication, et le moment où vous lisez les commentaires… c’est assez marrant. Il faut bien vous suivre pour y retrouver ses petits mais ça le fait.
    J’espère que le paysage est à la hauteur… de l’altitude ! (elle est nulle, je sors). Sans déc, s’approcher du désert de Gobi, c’est juste magnifique…

    Bises, vivement des photos
    Jérôme

  2. Sophie   •  

    Moi j’aime bien votre nouvel ami le cricket! j’en connais une qui aurai fait des bons en le voyant…….
    Sinon vos photos sont bien sympa.
    Voilà, c’est tout pour le moment!
    love mum

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