La croisière s’amuse

Embarquement

Pour atteindre l’île de Sakhaline, il faut traverser une mer, dont le nom dépend du point de vue :

  • La mer de l’Est selon Séoul

  • La mer orientale de Corée selon Pyongyang

  • La mer du Japon selon le reste du monde

Dans la queue pour acheter les billets, nous étions juste devant un jeune couple hispano-russe, Irina et Sergi, avec qui nous avons sympathisé et décidé de partager la même « cale ». Au moment d’embarquer, un dernier petit détail nous séparait du bateau : trois kilomètres à couvrir impérativement en bus. Notre nouvelle amie russe assurant la traduction, nous tentions d’expliquer au guichet que nous pouvions le faire en vélo. Rien à faire, il a fallu monter les vélos dans le bus pour une virée de quelques minutes seulement. Et encore, le chauffeur n’a d’abord pas voulu nous laisser monter. Il a fallu qu’Irina débate quelques minutes avec lui et les officiels pour qu’il accepte de faire un deuxième voyage rien que pour nous. Pourquoi faire simple quand on peut faire chier le monde.

Au moment d’embarquer, c’était comme arriver dans un autre univers. Une atmosphère brumeuse, un peu mafieuse, digne d’un James Bond chez les Soviets. Ça valait bien une petite série de photo en noir et blanc.

 


 

L’écologie à l’ancienne

Le côté vieillot du bateau, sa rouille, les craquements, ça donnait une ambiance old-school rigolote. Le billet incluait un « repas » qui s’est avéré plutôt frugal, mais ce n’est pas le détail qui nous a le plus marqué. Sur le bateau, quelques panneaux indiquent qu’il ne faut pas jeter les déchets par dessus bord. Une bonne initiative ! Et le matin, nous étions sur le pont avec Sergi quand soudain… Nous avons découvert le sort qu’ils réservaient à la totalité des déchets accumulés lors de la traversée. Pourquoi attendre d’arriver au port pour se trimballer ces gros sacs poubelles, alors qu’il est si simple de les balancer par dessus bord ?
Et oui, les points noirs que vous voyez sur la dernière photo, ce sont de gros sacs poubelles balancés par dessus bord…

 

Nous avons eu l’occasion de discuter avec Viktor, l’homme au chapeau de la photo de famille. Il était proprement outré des conditions dans lesquelles se faisait la traversée, qui donnent une image déplorable de la Russie. Quand on lui a raconté notre petite anecdote sur le largage des déchets en mer, c’était la goutte d’eau. Il nous a demandé de lui envoyer les photos et il a écrit un petit brûlot sur un forum de l’île pour dénoncer tout ça. Vous pouvez y jeter un oeil ici.

  3 Commentaires

  1. Marie   •  

    c’est franchement dégueulasse de larguer ses déchets !
    y’a une traduction pour l’article de Viktor ?

  2. Monika Duda   •  

    Salut Emilie et Romain,

    Les photos que vous avez pris sur le bateau ressembkent vraiment a des photos d’un film James Bond. C’est bien rassurant en ce cas de ne pas ètre seul!
    J’espère que vous ètes maintenant dans un environnement plus joli!
    Je vous souhaite bon voyage et toujours de bons copains qui vous aident et qui vous logent!
    Ignorez mes fautes d’accents, svp!

    Grosses bises de la Turquie!

    Monika Duda

  3. Sophie   •  

    Bon bon bon……………. certaines de vos photos m’ont plutôt fait penser à l’ambiance des vieux Maigret en noir et blanc.
    Mais point de James Bond! lolllllllllll chacun ses références…
    Sinon, le coté brumeux j’aime assez.
    Les sacs d’ordures, c’est juste incroyable, comment peuvent ils?
    Quant au repas, alors là, vous êtes courageux, parce que manger des oeufs en bateau….arghh.
    Bon j’ai hâte que vous arriviez enfin à raconter en temps réel.
    Heu…..utopie je pense.
    love mum

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *