D’Orléans à Valencienne

Flash-Back

Comme vous avez pu le constater, nous avons quelques semaines de retard sur les articles… La faute à toutes ces personnes qui nous accueillent le soir ! Et vas-y que je t’offre un café, que je te propose une douche, et puis quelques spécialités locales… En général, on en est à échanger nos expériences depuis deux ou trois heures lorsque la fatigue nous rattrape. Difficile, dans ces conditions de passer du temps devant un écran ! Mais on va malgré tout tenter de vous raconter tout ça, quitte à faire un peu succinct pour rattraper le retard.

Donc petit retour en arrière, terminé la Loire à vélo : maintenant, c’est objectif Belgique ! Après Saran, on débute par une petite balade sur des chemins forestiers. Très accueillants, les chemins :


On a poursuivi malgré tout, en insistant sur ces pistes tout à fait pittoresques. Après quelques kilomètres, la route était tellement boueuse qu’il était juste impossible d’avancer. Sur le terrain que vous voyez sur la troisième photo, la roue arrière patinait tellement qu’il a fallu se rendre à l’évidence. C’est la première fois du périple qu’il nous a fallu rebrousser chemin.


Les demi-tours, on n’aime pas bien ça, dans la Karoutcho Team. Mais à partir de là, on s’est dit que le bitume, c’est propre, ça roule tout seul, c’est le panard.

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Les abords de Paris

Je dois l’avouer, j’appréhendais l’arrivée dans la capitale. Emilie, pas du tout. Mais on a quand même prévu une étape un peu plus courte au cas où mes craintes seraient fondées.
Départ de Boissise-le-roi, 9h pétante… Normalement, c’était la partie facile de la journée, où on gagne du temps en prévision des complications parisiennes. Le début était un poil boueux, mais malgré les mésaventures des jours précédents, le raccourci était alléchant. Tellement plus court qu’on s’est dit que ça valait la peine de passer par ces quelques centaines de mètres un peu « roots »…
Finalement, au bout d’un quart d’heure, on était empêtrés au point que nos garde-boues débordaient et qu’il devenait difficile d’avancer. Dans ces cas là, on râle un peu et on avance comme on peut. Jusqu’à ce qu’un arbre tombé en travers de la route nous empêche de poursuivre… Là, on se met à râler un peu plus, et à se poser la question : Est-ce qu’on fait demi-tour ? Mais il faut se retaper le même chemin à l’envers, et ça nous fait quelques kilomètres de détour à la clé. L’autre solution, c’était un passage en force à travers le grillage pour sortir de ce p***** de chemin…


Nouveau record !! Nous avons avancé de 2 kilomètres en 50mn…
La journée démarrait sur les chapeaux de roues !
Bon, finalement je vais la jouer sans trop de suspens : l’arrivée à Paris par la banlieue, c’est les doigts dans le nez. A partir d’Alfortville, c’est de la belle piste cyclable sécurisée jusqu’à destination, dans le 19e. Les douze derniers kilomètres sont bouclés en moins d’une heure et quart. Même chose deux jours plus tard pour repartir : on a emprunté un bout de la piste cyclable Paris-Londres, une voie royale pour les vélos.


Et ensuite, c’était repartit pour des belles routes de campagne :


Pause technique. J’étais tranquille, j’étais pénard. Lorsqu’en repartant vers le vélo, je me rends compte qu’à mes pieds, il y avait un objet non identifié, d’environ 40cm.


On peut se tromper, mais ça ressemblait étrangement à une sorte de petit obus, juste posé sur le bord de la route. On est reparti sans rien toucher, au cas où…

Aller, avant de passer en Belgique, un petit florilège de l’est de la France :

Et quand même, parce que celle-là elle n’est pas passée inaperçue : à Mareuil-la-Motte, nous avons monté notre plus belle côte jusqu’à présent : de 4 à 5% de pente sur 3km… Ce n’est rien comparé à ce qui nous attend, mais nos jambes l’ont senti passer.

  2 Commentaires

  1. marie   •  

    Oh la mais ça devient dangereux !

  2. Gaelle, Jérôme & Cie   •  

    Hello !
    C’est bien un obus que vous avez vu. Il n’a pas explose et il date manifestement de la première guerre. C’est sans doute un agriculteur qui l’a mis sur le bord du champ, tranquille… Si vous avez la possibilité de retrouver les coordonnés GPS de la photo, donnez-les, il faut les communiquer a la gendarmerie. Bon, depuis, il s’est passé du temps mais on ne sait jamais…
    Et si vous faites d’autres découvertes du même genre, vous touchez a rien ! Avec une jambe en moins, c’est moins sympa le vélo 🙂

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