Datcha, Banya et légumes du jardin

Du bon produit local !

La Russie, c’est un festival gastronomique avec des produits presque exclusivement issus du jardin familial. Une particularités des familles russes de l’ouest à l’est : la plupart ont une « datcha ». C’est une maison de campagne, souvent en bois. Ceux qui ont suivi les articles précédents nous répondrons que c’est le cas également dans les pays nordiques. C’est vrai. Mais chez les russes, on y trouve presque toujours un énorme jardin potager, qui produit à profusion des fleurs et d’excellents fruits et de goûteux légumes. Alors nous, soucieux de la qualité de ce qu’on met dans notre assiette, forcément, on a mis les pieds dans le plat.

 

Mais comment faites-vous pour produire une courge de cette taille, ma bonne dame ?
Vous avez des prix chez Monsanto ?

 

Niet, mon bon môssieur. Ce n’est que du naturel, du pur produit de l’effort. Du « bio » ? Peu leur importe, tellement ils n’imagineraient pas faire autrement. Notre sous-entendu blagueur sur l’utilisation de produits chimiques était à la limite de l’insulte. Un peu comme si nous avions insinué que des produits dopants étaient à l’origine de toutes les médailles d’or gagnées par les sportifs russes de ces dix dernières années. Impensable.

 


 

Bio ou pas, ils ont de beaux jardins. Une session « cueillette » de quelques minutes permet de remplir un grand bol de framboises, de fraises ou de myrtilles… De quoi faire une bonne soupe de fruits rouges !

 


 

Le Banya Russe

Après les saunas finlandais, nous devions parler de la version russe : le Banya. Tout au long de notre épopée russe, de Novaya Ladoga à Yuzhno-Sakhaline en passant par Perm, Bogdanovitch, Oktyabrskiy et Khabarovsk, nos hôtes nous ont proposé un banya. Aussi courant dans les datchas russes que ça l’est dans les maisons finlandaises, nous avons mené l’enquête pour connaitre la différence entre les deux.

La plupart de ceux avec qui nous avons abordé la question étaient bien embêtés pour nous répondre, tout en nous assurant que ça n’avait rien à voir. Selon eux, l’ancêtre du banya serait plus le bain turc que le sauna finlandais. Ceux qui s’aventuraient dans une explication nous disaient que la chaleur du banya était plus humide que celle du sauna, certainement parce que la température y est maintenue à niveau plus bas. Ça c’est pour la théorie. Parce que dans les faits…

Lorsqu’il s’agit de banya, les hommes russes sont globalement… de grands malades. De tous les bains de vapeurs que nous avons faits, jamais la température n’a été aussi élevée que dans les banyas. Du coup, forcément, l’air y était sec comme un cul de bique. A Belogorsk, lors la session « mâle », nous avons même atteint un petit 108°C selon le thermomètre, qui devait avoir un petit dysfonctionnement, tellement ça paraît impensable de supporter de telles températures. Quoiqu’il en soit, c’était une grosse fournaise dans laquelle j’ai tenu une minute (quand même !).

 


 

Nous avons testé une petite dizaine de sauna finlandais, et peut-être autant de banya russe. Et franchement… nous serions bien incapable d’y voir une quelconque différence. Après être quelque peu déstabilisés par notre constat, certains tentaient un dernier essai en nous disant qu’un vrai banya doit inclure une séance de fouettage à coup de branches de bouleau fraîchement cueillies. Alors, qu’est-ce que tu dis de ça ?

 


 

Oui, d’accord. Heu… Comment dire… Prend le pas mal, hein. Mais c’est tout comme en Finlande !

Mais même si différence il y a, en tout cas l’un comme l’autre sont très efficaces pour se relaxer et nous en aurons bien profité jusqu’à notre dernier jour en Russie !

  2 Commentaires

  1. shumi   •  

    ahahahah!!!!! j’adore ces experiences climatiques!
    mais alors c’etait à la fois plus chaud plus sec et pareil comme sauna? vous avez peut etre anticipé un air plus humide, et ensuite, vous avez eu l’impression qu’il est plus sec en raison de vos attentes O:)

    voici ce que dit wiki:

    « C’est un bain de vapeur chaude qui se différencie du sauna scandinave à chaleur sèche. On obtient cette vapeur en aspergeant d’eau chaude un poêle en brique. La température peut s’élever de 65 °C à 120 °C. La tradition veut qu’on se fouette vigoureusement avec des branches séchées de bouleau ou de chêne, qui forment un « balai » appelé venik (веник), auparavant imprégnées d’eau. Cela a pour rôle de nettoyer et assouplir la peau, d’activer la sudation et la circulation du sang tout en dégageant un agréable parfum. Une fois ce « massage » terminé, il est d’usage de plonger dans un bassin d’eau froide, un lac, une rivière ou bien, l’hiver, de se rouler dans la neige. On répète habituellement le processus deux ou trois fois avant de prendre un thé et des douceurs dans la salle de repos. »

    vous vous avez mis au frigo après? 🙂

  2. Sophie   •  

    La soupe de fruits rouge oui, ok, mais pourquoi tout écraser……beurck un peu tout de même.
    Enfin c’est un avis personnel.
    Sinon, les capucines, volubilis et autres fleurs sont magnifiques.
    Love mum.

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