Astuce pour le cyclo-voyageur

Deux ans !

Ça paraît dingue, mais ça fait déjà deux ans que nous sommes partis !! Pour fêter ça, nous allons vous parler d’un petit « truc » qui permet de faciliter la communication avec les locaux, même sans parler la langue. Bien sûr, il va sans dire nous tentons toujours d’apprendre les « basiques » dans chaque langue. Nous avons toujours une petite cinquantaine de mots traduits, que nous peaufinons sur le terrain.
 

– Les chiffres de 1 à 10
– Bonjour / Au revoir
– S’il vous plaît / Merci / De rien
– Oui / Non
– Un petit peu / Beaucoup
– Grand / Petit
– Je comprend / Je ne comprend pas
– Désolé
– Pas de problème
– Félicitation
– Délicieux
– Combien ça coûte ?
– Froid / Chaud / Bouillant
– Eau
– Café / Thé
– Nourriture
– Riz / Viande / Poisson / Légumes / Pain
– Avant / Après
– Hier / Aujourd’hui / Demain
– Matin / Après-Midi / Soir / Nuit
– Année / Mois / Jour / Heure
– Supermarché / Epicerie
– Tente / Jardin / Camper

 

Ce vocabulaire de base est bien pratique dans beaucoup de situations, mais un peu limité si on veut expliquer clairement ce qu’on fait là aux personnes qui croisent notre chemin, que ça soit de simples passants ou des militaires armés jusqu’aux dents. Nous avions pensé à imprimer une carte du monde avec une trace de l’itinéraire prévu, qui nous permettait d’avoir montrer quelque chose à montrer aux plus curieux. Mais dans la pratique, ce n’était pas suffisant.

 

 

Le « truc » !

Lorsque nous étions au nord du Japon, nous avons croisé la route d’un cyclo australien qui nous a trouvé une bonne solution pour casser la barrière de la langue. Cette rencontre n’a duré que quelques minutes, mais ça nous a aidé pour le reste du voyage ! Comme souvent pour les idées simples, il suffisait d’y penser : il a accroché une feuille A4 à l’arrière de son vélo, sur laquelle quelques mots en japonais expliquent son voyage, la traversée du Japon à vélo.

Nous avons trouvé l’idée excellente, alors nous avons repris le principe dans chaque pays, en poussant même le concept un peu plus loin. A l’arrière de notre monture, nous avons toujours un texte dans la langue locale qui explique qui nous sommes, quand nous sommes partis, par où nous sommes déjà passé, combien de kilomètres nous avons parcouru, etc.

 

 

Partout dans le monde, ce petit truc tout simple a un effet presque magique. Dans beaucoup de situations, ça facilite largement la communication avec les locaux. Les gens sont souvent intrigués par le côté imposant de nos vélos chargés. Certains aimeraient en savoir plus, mais n’osent pas s’approcher à cause de la barrière de la langue. Il suffit de leur montrer le texte à l’arrière du vélo. Ça fonctionne aussi lorsqu’on laisse les vélos seuls pour aller manger un bout ou qu’on va faire les courses ou même parfois lorsqu’on s’arrête à un feu rouge ! C’est vraiment rigolo de voir les différentes réactions.

 

C’est aussi bien pratique lorsque nous allons toquer chez les gens à l’improviste pour leur demander si nous pouvons poser la tente dans leur jardin. On commence par leur faire lire le mot, pour ensuite tenter de dire « tente » et « jardin » dans leur langue. Généralement, ça suffit à rassurer les gens sur nos intentions tout à fait pacifiques.

 

Modus Operandi

Pour le matériel, rien de plus simple : une feuille de papier, un marqueur, une chemise en plastique transparent et des pinces en métal pour pouvoir l’accrocher à l’arrière du vélo. La seule chose, c’est de penser à ramasser le mot avant qu’il se mette à pleuvoir…

Le plus compliqué, ça pourrait être de trouver quelqu’un pour nous écrire ce petit texte… Mais même pas. Dès qu’on arrive dans un nouveau pays, nous demandons à la première personne qui parle anglais que nous rencontrons de nous écrire le texte dans sa langue maternelle. Toutes les personnes sollicitées se sont à chaque fois fait un plaisir de nous aider !

 

 

Quid Scriptum

Petit à petit, nous avons fait évoluer le contenu du message. En plus d’expliquer que nous faisons un tour d’Europe et d’Asie à vélo, on s’est aperçu que certains éléments retenaient plus l’attention que d’autres :

– Le fait d’être français est plutôt bien accueilli,
– La liste de quelques pays « marquants » : Russie, Japon, Chine, Iran, etc.
– La date du départ (et donc la durée du voyage)
– Le nombre de kilomètres parcourus

Nous terminons par un diplomate « Merci de votre hospitalité ! », avant de signer avec nos deux prénoms.

 

Hors d’Europe, sur les conseils d’un de nos « traducteurs », nous avons ajouté un petit mensonge, en indiquant que nous sommes un couple mariés. Dans beaucoup de pays, le concept d’union libre n’existe pas. Dans certaines cultures, ce n’est même pas pensable de dormir dans la même pièce sans être officiellement mariés. Le fait de dire que nous sommes mariés facilite largement les choses. Si nos souvenirs sont bons, en près de sept cent nuits passées en vadrouille, nous n’avons été contraints de dormir séparément qu’une seule fois, au Vietnam.

  3 Commentaires

  1. Marie   •  

    bravo, quelle riche idée ! vous allez avoir tellement de choses à nous raconter !!

  2. Seb G.   •  

    Excellent le coup du message visible par tous !

    C’est vrai que ca parait tout bête mais encore fallait il y penser.

    Et puis ca vous fait une joli collection de photos 🙂

  3. Monika Duda   •  

    Salut Emilie et Romain,

    Vous voilà arrivés á Aix chez la maman d`Emilie! Super! Pour le reste de votre voyage je vous souhaite Bon voyage et ^partout des hotes bien accueillants!

    Gros bisou!

    Monika.

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