Assistants français

Le grain de sable

Après Jonsered, le plan était plutôt simple pour rejoindre Oslo : deux étapes au chaud en Suède, un plantage de tente à la frontière, puis deux autres étapes au chaud en Norvège. C’était calé comme du papier à musique. Forcément, ça ne s’est pas passé exactement comme ça… A Grebbestad, nous étions hébergés chez des potes de Seb : Lisa & Jim. Lisa est prof d’espagnol au collège de Tanumschede. Elle a parlé de nous à sa collègue prof de français, qui lui a tout de suite proposé de nous faire venir dans sa classe. Pas tous les jours qu’on a des français sous le coude. Lisa nous a demandé si ça nous intéressait. Et le lendemain, au lieu de reprendre la route comme prévu, nous sommes restés un jour de plus pour aller faire une pige en tant qu’assistants d’un cours de français. Ce n’est pas la langue la plus populaire dans le coin : ils n’étaient que cinq élèves. Mais c’était une belle expérience ! Au bout d’une heure, Lisa est venu nous voir car les élèves de sa classe d’espagnol étaient jaloux. Il faut savoir que nous ne parlons pas un mot d’espagnol. Et cette fois, la salle était pleine. Mais ces jeunes ados suédois se débrouillaient tous parfaitement en anglais. Nous avons pu parler du voyage, et des clichés sur les français vu par les suédois et des suédois vu par les français.


Petite explication pour le gâteau : nous sommes arrivés le soir où ils fêtaient en famille les 60 ans de la maman de Lisa !
Nous leur avons proposé de les laisser tranquillement en famille, mais ils nous ont invité à leur table, et nous avons tous passé une excellente soirée !!

Et c’est l’accident !

Une petite anecdote anodine, mais qui fait quand même parti de l’histoire.
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Sur cette photo, le lieu du drame. A gauche, la petite maisonnette où nous dormions à Grebbestad. A droite, la maison de Lisa & Jim, où nous venons de prendre un copieux petit déjeuner. Je ne suis pas bien réveillé, comme tous les matins. Emilie part devant, prudente, comme toujours. Je met en marche le GPS, et je lui emboite la roue, doucement. La tête dans le c.., je n’ai pas fait attention aux graviers qui tapissaient la route quand j’ai amorcé mon virage à très faible vitesse. Ça ne pardonne pas : l’instant d’après, BLAM !
A peine le temps de dire « ornithorynque », et c’était la chute à l’arrière du peloton. Avec le froid, la surprise de la chute et le choc final, j’étais complètement sonné et je ne sentais plus grand chose. Emilie ne rigolait pas ! J’attendais que mes sensations reviennent un peu avant de me prononcer sur mon état… Finalement, à part quelques contusions aux genoux, coudes, et poignets, et une égratignure à la hanche (comment elle a pu arriver là, je ne sais pas), plus de peur que de mal. Mais j’en connais qui se sont cassé une clavicule pour moins que ça, et j’avoue que j’ai bien flippé sur le moment ! Même le vélo s’en est tiré sans accroc.

  5 Commentaires

  1. R1   •  

    Juste un coucou.
    Ca donne envie ces paysages de Norvège.
    Regarde la route Romain!

  2. lolo   •  

    Tu peux pas comparer le bitume nantais aux gravillons suédois

    • Milie   •  

      C’est vrai le bitume vient a toi alors que le gravillon t’attire …
      Z’êtes beaux tous les deux ☺?

  3. Sandrinou   •  

    Dis Milie, en voyant la photo et la barbe épaisse de Romain, je m’interroge sur ta pilosité féminine… mais à quoi ressemble tes jambes de cycliste…
    En tout cas, trop cool cette histoire de classe. Jolie expérience de part et d’autre…
    Et Romain! douche froide obligatoire avant les départs du matin pour te réveiller…

    • Milie   •  

      Je dois avouer que mes poils se portent plutôt pas mal peut-être trop bien même !
      La joie d’être sur la route, tu ressembles a un bonhomme dans ton sport wear et la nature reprends le dessus ☺ la classe mondial, en terme de féminité je suis au poil ?

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